• Alice Gontier

Quels dégâts après le passage du cyclone Enawo ?


Le 7 mars 2017, l’île de Madagascar était frappée de plein fouet par le cyclone Enawo avec en première ligne la région de Masoala au Nord-Est du pays. Rien de bien inédit pour les voyageurs aguerris, connaisseurs de ces régions : elles sont régulièrement soumises aux épisodes cycloniques de plus ou moins fortes intensités.

Depuis l’an 2000, les épisodes cycloniques ont augmenté en intensité. Ce sont 5 années consécutives où les cyclones frappent Madagascar avec des vents allant de 200 à 315 km/h. Enawo, lui a tout de même soufflé jusqu’à 295 km/h, le plaçant dans la catégorie 4 sur l’échelle de Dvorak utilisée pour mesurer l’intensité des cyclones tropicaux. Lors d’une catastrophe naturelle de cette gravité, les risques sont multiples pour les populations et pour les infrastructures. Au-delà du risque humain dû aux vents extrêmes, les risques d’inondations et de coulées de boue sont également très importants avec des pluies diluviennes entre 150-300 mm, isolant parfois complètement certaines communautés reculées. Malheureusement cette année, la région a compté 85 morts et 230 000 sinistrées suite au passage du cyclone.

Sur les lieux du projet Cœur de Forêt Masoala, les dégâts portés par l'ouragan n'ont heureusement été que matériels, mais restent tout de même importants. Nous avons subi une perte d’au moins 30% sur les plantations de cacao au sein de la coopérative Masoala Arômes. En effet, les Cacaos nécessitant de l'ombre, ils sont placés en association avec des arbres plus grands et assez nombreux. Ce sont ces plus grands arbres qui ont été couchés par les vents cycloniques et ont écrasé les cacaoyers de taille plus modeste. Les pépinières actuelles contiennent 2 000 cacaoyers qui vont pouvoir être replantés prochainement en remplacement. Nous avons également perdu quelques plants au sein de la pépinière avec seulement 300 plants de patchoulis ayant survécu parmi les 1 100 qui étaient en pépinière. Une grande partie du travail de suivi technique des producteurs pour déterminer les capacités de production des prochains cycles sera à refaire afin d’actualiser les données après les différents dommages qu’ils ont subis.

L'Organisation météorologique mondiale vient de confirmer des « records mondiaux » pour ce qui est du nombre de victimes dues à des cyclones tropicaux, des tornades, la foudre et la grêle. Pour la première fois, les incidences de phénomènes spécifiques ont été répertoriées dans les Archives mondiales de données relatives aux extrêmes météorologiques et climatiques relevant de l'OMM (WMO Archive of Weather and Climate Extremes), dans lesquelles figurent traditionnellement les records concernant la température et autres paramètres météorologiques. Il est donc toujours aussi urgent d’accélérer notre lutte contre les changements climatiques à tous les niveaux !

Merci à Samuel Adam – Responsable Projet Cœur de Forêt Madagascar Masoala, pour ces retours terrain après le cyclone malgré la rupture des moyens de communication, et plus largement pour son travail quotidien sur le projet et auprès des producteurs partenaires.


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