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  • Photo du rédacteurTiphanie

Au-delà de la décoration : les enjeux écologiques du choix du sapin de Noël !

Dernière mise à jour : 4 janv.


Noël approche, et avec lui, la traditionnelle question du sapin qui ornera nos maisons. Des places de village aux établissements publics, des cinémas aux restaurants, chaque recoin de pièce s’illumine de l’éclat de son petit sapin. Au cœur d'une réunion mensuelle de notre équipe de forestiers Cœur de Forêt, dans le Lot, les interrogations fusent : faut-il en mettre un au bureau, à la maison ? Comment est-il produit, et quelles sont les alternatives durables ?

Plongeons ensemble dans cette réunion pleine de questionnements.

« Comment l'idée du sapin de Noël a-t-elle émergée ? » se demande Anthony.


Le sapin une histoire de tradition, photo d'un sapin de Noel

Selon le site du ministère de l'Agriculture¹, l'installation de sapins remonte à un rituel païen associé au solstice d'hiver, en Europe du Nord, il y a près de 2000 ans. Bien que le premier sapin de Noël en France soit mentionné en Alsace dès 1521, il ne se généralise dans les foyers qu'à partir de 1920.


« Quel arbre décore nos salons ? » rajoute Thierry.

Il semblerait que la mode change. Le #Sapin de Nordmann (Abies nordmanniana), originaire du Caucase, est depuis quelques années en tête des ventes. Pas étonnant avec ces aiguilles robustes qui tiennent dans le temps. Derrière lui, dans le classement des « meilleurs » sapins de Noel, nous avons l’épicéa (Picea abies) avec ses aiguilles, certes plus fragiles, mais qui dégagent une odeur plus prononcée.


« La demande est-elle importante ? » pense Hyacinthe.

En effet, en France, 1 foyer sur 5 possède un sapin, totalisant 6 millions d'unités nécessaires. Depuis 2008, les ventes demeurent stables. Sur les 22 % de foyer possédant un sapin, les Français préfèrent majoritairement les sapins naturels (19,8%), la proportion d'adeptes des sapins artificiels (2,7%) ayant diminué depuis 2019.²


« Comment sont produits ces sapins ? » se demande l'équipe en regardant Frantz.


Une culture davantage agricole que forestière. Photo de culture de sapin

Force est de constater que la culture du sapin relève davantage de l'agriculture que de la foresterie. Frantz explique que les professionnels du végétal cultivent ces arbres sur des territoires agricoles, notamment dans le massif du Morvan.

L'association Française du sapin de Noël naturel nous donne des indications sur la production.³ Une parcelle est choisie en fonction du sol, de l'exposition et du climat, puis des plants âgés de quatre ans sont plantés en ligne, entre mars et avril, afin de faciliter les pratiques culturales (fauchage). La densité moyenne des plantations serait de l’ordre de 8000 plants par hectare. Pour rappel, sur un boisement « forestier », nous sommes à des densités de l’ordre de 1100 à 1600 plants par hectare. L'entretien, complexe, nécessite un contrôle de la végétation concurrente. Dès septembre, les arbres sont sélectionnés, grâce au marquage, ainsi, nous connaissons les sapins abattables, ceux qui ne vont pas détruire la canopée. De mi-novembre à mi-décembre, ces arbres sont coupés à ras de terre, à l’aide d’une débroussailleuse à disque.


« Combien coûte un sapin ? » s'exclame Yasmine. Selon ce même rapport, bien que le nombre de sapins vendus reste stable, leur prix a augmenté au fil des années, passant de 22,4 € en 2008 à 31,8 € en 2021.


« Des alternatives existent », propose Mathieu.

En Aveyron, des pratiques consistent à valoriser l’extrémité de certains douglas (Pseudotsuga menziesii) et épicéa (Picea abies), lors des premières éclaircies pour en faire nos sapins de Noël. Pas folle la guêpe aveyronnaise ! Anthony, lui, opte parfois pour un genévrier (Juniperus communis L.), une pratique courante dans le Lot.


Photo de l'avotier de Noel d'Anthony Cheval, et celui en planche de bois de Laurane L'haridon, coordinatrice du projet Coeur de Forêt Bolivie

Dans la famille des solutions « originale et peu coûteuse », si guirlandes il y a, nous les mettons sur une autre plante d’intérieur. Ainsi, notre avocatier devient rapidement un avocat de Noël. Ou la construction d'un sapin avec des morceaux de bois récupérés.

Le choix du sapin de Noël ne se limite pas à une simple décoration. Il soulève des questions importantes sur la tradition, la production et les alternatives durables.


Et chez vous, quel sapin décore votre salon ?

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Et si nous réfléchissions à l’impact des cadeaux que nous offrons à #Noël ? Cette année, Cœur de Forêt vous propose de trouver le bon compromis : des cadeaux qui allient plaisir et respect de l’environnement !

Certificats de parrainage d’arbres ou d’abeilles, gousses de vanille équitable, poster, graines de fleurs sauvages, livres ou jeux de société… nous vous proposons des idées de #cadeaux variés qui soutiennent une seule et même cause : la préservation des #forêts ! De quoi partager vos valeurs environnementales tout en gâtant vos proches



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