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Comment Coeur de Forêt accompagne les producteurs d'huiles sur le projet Antsirabe ?




Lorsque l’on pense aux huiles essentielles et végétales, il est difficile d’oublier Madagascar. Si sa biodiversité unique émerveille nos sens, les entreprises de cosmétiques et de parfumerie se concentrent plutôt sur son intérêt économique.


Avec un manque de traçabilité des huiles commercialisées sur le marché, ces dernières proviennent généralement de filières peu respectueuses de l’environnement.

Les espèces cultivées sont souvent issues de monocultures et les espèces sauvages, quant à elles, sont fréquemment prélevées illégalement.

Mais quelle est la réelle responsabilité des producteurs ?

Aujourd’hui, les paysans producteurs manquent de connaissances commerciales et sont déconnectés des marchés. Ne disposant pas d’outils de transformation de leurs productions, ils sont cantonnés au rôle de cultivateur et ne peuvent transformer la masse verte en huiles essentielles. La réelle valeur ajoutée provenant de la vente des huiles une fois transformées, ce sont les grandes entreprises qui réalisent le plus de profits en les commercialisant.

C’est en devenant autonome de la culture, à la commercialisation, en passant par la transformation des huiles essentielles et végétales que les producteurs pourraient générer des bénéfices suffisants, sans être poussés à utiliser des modes de cultures néfastes pour leur territoire.

Dans ce contexte de déséquilibre social et environnemental, Coeur de Forêt intervient sur le projet Madagascar Antsirabe dans l’accompagnement les producteurs vers une meilleure formation, dans la structuration des filières à travers plusieurs étapes :

Définir les techniques agro-écologiques adaptées

Sur notre plateforme située à Ibity, de nombreuses expérimentations agronomiques sont menées pour identifier les modalités de cultures adaptées, respectueuses de l'environnement et des producteurs tout en augmentant les rendements. En 2020, les expérimentations sur le géranium et la citronnelle en agroforesterie ont pu continuer. D’après les premiers résultats, la production de masse verte est plus élevée en agroforestierie que pour une production en monoculture.

Former les producteurs