• Alice Gontier

La justice sociale et environnementale, prérequis pour un monde vivable !

165 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à un travail suffisamment rémunéré (Source :OIT)


Quelles en sont les raisons ?


La part du salaire qui revient aux travailleurs a nettement reculé ces dernières années. Alors qu’elle touche actuellement plus de 630 millions de travailleurs, cette pauvreté a encore augmenté en 2021 dans les pays en développement.


D’autres inégalités importantes influent sur le niveau de revenu des travailleurs. Le sexe, l’âge et la situation géographique limitent la population active. Et face à une crise économique qui ne fait qu’empirer, le développement d’activités sans réelles valeurs ajoutées biaise la nature de l’économie. Pour faire face à cette crise économique, et aux vagues de crises environnementales à venir, il faut faire évoluer la nature des activités économiques. Encourager celles durables et aux réelles valeurs ajoutées permettraient de prendre en compte la corrélation entre justice sociale et environnementale. Car si proportionnellement ce sont les populations les plus riches qui sont responsables de la majorité des émissions de CO2 contrairement aux plus pauvres, ce sont bien ces derniers qui pâtissent des conséquences du changement climatique. D’après le dernier rapport publié par Oxfam, les vingt milliardaires les plus riches émettent en moyenne 8000 fois plus de carbone que le milliard de personnes les plus pauvres du monde.



Pour trouver une voie de développement durable et inclusif, il est urgent de combattre les inégalités sur le marché de l'emploi en donnant accès aux populations à un travail décent et durable. Depuis 15 ans, Cœur de Forêt s’engage pour un modèle qui préserve la forêt et l’humain, faisant le lien entre justice sociale et environnementale.


Nous partageons ainsi la vision d’autres associations reconnues et compétentes sur les sujets de justice sociale, telles que le mouvement Emmaüs qui porte cette année la campagne « La justice sociale et environnementale pour un monde durable ! ».


Comment répondre à ces injustices sociales et climatiques et combattre les différentes inégalités sociales sur des projets comme les nôtres ?

Face à une économie financiarisée

Sur chacun de nos projets, Cœur de Forêt soutient les producteurs dans le développement de filières équitables et durables. La culture de miel, café, huile essentielle, vanille et bien d’autres des produits de nos projets, ajoutent une réelle valeur ajoutée à l’économie locale et/ou internationale. Pour concilier justice sociale et environnementale, toutes ces productions favorisent la valorisation des forêts, tout en assurant un salaire équitable aux producteurs. Rémunérer les travailleurs à un prix juste constitue l’une des voies vers la conciliation entre agriculture et préservation des écosystèmes. Un fonctionnement essentiel pour diffuser un modèle durable pour la forêt et l’humain.

Face à un pouvoir politique et économique qui échappe au peuple

Sur chacun de nos projets, les producteurs sont formés dans la mise en place de cultures respectueuses et préservatrices des essences locales. Ainsi, les travailleurs deviennent des acteurs importants dans la gestion des ressources naturelles. Plus que les intérêts économiques de leur pays, ce sont leurs propres intérêts et ceux de leur territoire que les producteurs peuvent protéger. Il n’est plus nécessaire pour eux de choisir des modes de productions intensifs et destructeurs pour pouvoir se nourrir. Et pour prendre plus d’ampleur, les producteurs peuvent se fédérer autour de filières équitables et durables.

Face au droit à l’alimentation piétiné par l’agro-industrie

Dans le monde, une poignée de grands groupes internationaux contrôlent la majorité des terres, et avec elles, les semences et investissements. En soutenant les producteurs vers une agriculture de subsistance équitable, durable et raisonnée, Cœur de Forêt permet le développement de filières agricoles appartenant aux populations locales. La transmission de nos connaissances agro-forestières et l’appui au développement, permet à terme aux producteurs de devenir autonomes et indépendant dans la gestion de leurs filières biologiques.

Face à un contexte climatique qui se dégrade, comme notre santé physique et morale

Cœur de Forêt, c’est surtout la lutte contre la déforestation, la plantation d’essences endémiques, le combat contre la malforestation, pour une préservation durable des forêts. En protégeant la biodiversité des écosystèmes forestiers, c'est l’habitat naturel et les ressources naturelles indispensables à la vie des espèces animales qui sont maintenues. Notre démarche intègre les enjeux du développement social en cohérence avec les enjeux climatiques, pour un avenir durable.

Face au droit à l’éducation méprisée

Pour un avenir plus vert, la sensibilisation joue un rôle fondamental. Afin de donner toutes les clés nécessaires à la compréhension des enjeux environnementaux pour les générations actuelles et futures, il est nécessaire de transmettre nos connaissances au plus grand nombre. Depuis sa création, Cœur de Forêt a sensibilisé plus de 3000 enfants dans le monde et réalise régulièrement des ateliers en France pour faire connaitre les enjeux de la déforestation.


Sources : OIT, Conseil des droits de l’Homme des Nations Unis, Emmaüs-international