[Que sont-ils devenus ?] Chloé Kempen, de Madagascar à la Normandie.

July 9, 2018

Chloé Kempen, 24 ans, est ingénieure agronome de formation. Elle a vécu plus d'un an à Madagascar grâce à son expérience de service civique avec Cœur de Forêt avant de retourner en France, en Normandie. Elle revient sur son expérience à Antsirabe au sein du projet Cœur de Forêt.

 

 

Qu’est-ce qui t’a poussé à t’engager dans un volontariat avec Cœur de Forêt ?

 

J'ai découvert l’offre en ligne pour le poste de chargé d'expérimentation agronomique et je l’ai trouvée très intéressante. J’ai directement postulé pour tenter l'expérience. Je ne connaissais pas l’association mais très vite, je me suis renseignée sur les projets et j’ai rapidement adhéré au fonctionnement général de Cœur de Forêt et à sa vision du développement.

 

Quelles ont été tes missions pendant le volontariat ?

 

 J'ai été responsable de la rédaction et de la mise en place des protocoles d'expérimentation agronomique sur le géranium. Il s'agit vraiment d'un beau projet ! Le géranium est une plante à forte valeur ajoutée et génère des revenus importants une fois distillée pour obtenir de l’huile essentielle. Or à Madagascar, le salaire moyen des producteurs est très faible. L’association Cœur de Forêt développe des activités qui permettent aux communautés locales d’accéder à des compléments de revenus réguliers, tout en préservant l’environnement.

Il se trouve que dans ce pays, la filière des huiles essentielles n’est pas encore très structurée : manque de connaissances techniques, peu de moyens financiers… Rares sont les petits producteurs qui se lancent dans la production d’huiles essentielles. Mon rôle a été de tester la culture du géranium en plein champ selon différents facteurs agronomiques, notamment des essais en bio-fertilisants, en associations culturales et en agroforesterie.

 

Qu’as-tu tiré de cette expérience ? Qu’est-ce que cela t’a apporté ?

 

J’ai adoré travailler avec l'équipe locale sur Antsirabe et toucher à tout. Dans une petite structure, on apprend vite à être polyvalent : faire de la comptabilité, gérer des partenaires comme faire du reporting, se déplacer sur le terrain et mettre la main à la patte dans les champs...  Plus personnellement, j'ai également noué une très belle amitié avec mon collègue Bruto, responsable agronomique du projet.

 

Quelle est ta situation aujourd’hui ? As-tu des projets pour l’avenir ?

 

Après mon volontariat pour Coeur de Forêt, j'ai occupé un poste de manager dans une société de paysagisme à Tananarive, la capitale. Je suis désormais en Normandie où je travaille pour  la Chambre régionale d'agriculture en tant que chargée de mission "Filières", notamment sur les Plantes Aromatiques et Médicinales (PAM).

 

Quel est ton plus beau souvenir pendant ton volontariat à Antsirabe ?

 

J'ai beaucoup apprécié les journées de campagne de reboisement. Ce sont des journées très intenses, surtout physiquement, mais avec toute l'équipe c'est super! Levée à 5h du matin pour terminer en fin d'après midi seulement lorsque les arbres sont tous plantés. Il faut gérer un grand nombre de personnes du Fokotany (400 en moyenne) venues participer au reboisement. Il y a toujours des imprévus, on court partout, on plante, on croise les collègues en sueur… Mais c'est génial ! En plus, on mange un repas collectif préparé sur le site de reboisement à midi. Ambiance garantie !

 

Que pourrais-tu dire à des jeunes qui hésitent à se lancer dans une expérience de volontariat avec Cœur de Forêt ?

 

Ne pas hésiter ! Si les projets de Cœur de Forêt leur plaisent, alors il faut se lancer pour la découverte et l'apprentissage, le tout dans une super ambiance !

 

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