Transformer l’agriculture pour préserver
durablement les forêts à Madagascar

À Madagascar, le projet ADAPT accompagne les populations vers l’agroforesterie et l’agroécologie afin de réduire la déforestation, restaurer les sols et renforcer la résilience des communautés face au changement climatique.

L’agriculture sur brûlis constitue l’une des principales causes de déforestation. En l’espace de 70 ans, le pays a perdu près de 44 % de son couvert forestier, fragilisant les écosystèmes et menaçant directement les moyens de subsistance des populations qui dépendent de la forêt. Le tavy, système agricole basé sur le brûlis, pousse les familles à défricher continuellement de nouvelles parcelles faute de solutions durables pour maintenir la fertilité des sols. À cela s’ajoutent les effets du changement climatique : sécheresses prolongées, précipitations irrégulières, inondations et érosion des terres.

Face à ces enjeux, le projet ADAPT accompagne les communautés vers des pratiques agroécologiques et agroforestières plus résilientes.

L’objectif : permettre aux producteurs et productrices de produire durablement sans détruire les écosystèmes, tout en améliorant leurs conditions de vie et leur autonomie alimentaire.

Transformer l’agriculture pour préserver durablement les forêts

Transformer l’agriculture pour préserver durablement les forêts

À Madagascar, plus de 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et certaines régions font face à une insécurité alimentaire persistante.

Dans ce contexte, miser uniquement sur des systèmes agricoles fragiles et dépendants du riz devient de plus en plus difficile face aux aléas climatiques.

La diversification des cultures apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour renforcer la résilience des populations.

Le projet ADAPT s’appuie notamment sur un site vitrine agroécologique. Cet espace permet de tester différentes associations culturales et techniques agroécologiques adaptées aux réalités locales : fertilisation naturelle, couverture végétale, rotation culturale, paillage ou encore lutte naturelle contre les ravageurs.

Ces pratiques permettent de restaurer progressivement les sols tout en limitant fortement le recours aux intrants de synthèse.

Un site vitrine pour expérimenter des solutions durables

Un site vitrine pour expérimenter des solutions durables

Le site vitrine de Cœur de Forêt Madagascar joue un rôle central dans la diffusion des pratiques agroécologiques.

En 2025, ce site a permis de produire 1 746 kg de cultures maraîchères ainsi que 215,1 kg de riz pluvial.

Ces productions servent également de support à des essais agronomiques destinés à observer, comparer et démontrer l’efficacité de différents itinéraires techniques agroécologiques auprès des paysans partenaires.

Les résultats observés sont particulièrement encourageants.

Le pak-choï cultivé en agroécologie, sans intrants de synthèse et sous couverture végétale, a atteint un rendement de 34,94 t/ha, soit bien au-dessus des rendements généralement observés en agriculture conventionnelle.

Cette capacité à produire durablement tout en préservant la fertilité des sols démontre le potentiel des pratiques agroécologiques pour répondre aux enjeux alimentaires et environnementaux de Madagascar.

Restaurer les sols et renforcer la résilience

Les choix techniques mis en œuvre sur le site vitrine favorisent la restauration de l’équilibre de l’agroécosystème.

Rotation culturale, paillage, couverture végétale permanente et utilisation de fertilisants naturels permettent de limiter fortement le recours aux intrants de synthèse tout en améliorant progressivement la qualité des sols.

Contrairement aux systèmes agricoles conventionnels, ces pratiques tendent à devenir plus efficaces au fil des saisons.

À moyen terme, elles permettent également une réduction progressive de la charge de travail pour les producteurs, particulièrement à partir de la deuxième année de mise en culture.

Face aux irrégularités climatiques, ces systèmes renforcent aussi la capacité des exploitations agricoles à s’adapter aux variations météorologiques et aux périodes de sécheresse.

Restaurer les sols et renforcer la résilience
Former et accompagner les communautés

Former et accompagner <spa les communautés

Le projet ADAPT repose aussi sur la transmission des connaissances et l’accompagnement des communautés rurales.

En 2025, plus de 1 066 personnes, dont 455 femmes, ont participé à 62 séances de formation autour du compostage, de l’agroforesterie, de la reforestation et des enjeux climatiques.

Ces formations permettent aux producteurs et productrices de découvrir des techniques simples, efficaces et adaptées aux réalités locales afin d’améliorer durablement leurs pratiques agricoles.

L’accompagnement technique régulier favorise progressivement l’autonomie des exploitations agricoles familiales et encourage la diffusion des bonnes pratiques au sein des communautés.

En diffusant ces solutions agroécologiques, le projet contribue à réduire les brûlis, régénérer les sols et diminuer durablement la pression exercée sur les forêts malgaches.

Découvrez le Rapport annuel adpat 2025

Notre Rapport annuel Madagascar ADAPT 2025 vient tout juste de sortir !

Découvrez les actions menées pour accompagner les communautés vers une agriculture plus durable, restaurer les écosystèmes forestiers et développer des pratiques agricoles adaptées aux réalités de Madagascar.

À travers ce rapport, plongez au cœur des initiatives développées aux côtés des producteurs, des coopératives et des communautés locales : agroforesterie, reboisement, formations agricoles, sensibilisation environnementale et expérimentations agroécologiques.

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