Chaque début d’année incarne un moment unique, porteur de renouveau et de résolutions. Depuis des siècles, les peuples du monde entier célèbrent ce passage à travers des traditions et des rituels qui expriment leur histoire, leur culture et leur lien profond avec la nature.
Ainsi, ces célébrations dépassent largement le cadre festif : elles tracent un même chemin, celui de la prospérité pour l’année à venir. Nous célébrons cette transition parce qu’elle nous offre l’occasion de tourner une page, de remercier le passé et d’ouvrir résolument de nouvelles portes.
Dans cette continuité, chez Cœur de Forêt, nous vous invitons à découvrir des traditions uniques, issues des trois pays où nous agissons pour préserver les forêts : la Bolivie, l’Indonésie et Madagascar.
Enfin, ces coutumes nous rappellent que, malgré la diversité des cultures, nous partageons un même engagement : vivre en équilibre avec le monde qui nous entoure.
En Bolivie, la célébration du Nouvel An ne se limite pas au 31 décembre.
Si, ce jour-là, les Boliviens se réunissent en famille pour partager des repas et trinquer ensemble, le véritable temps de renouveau spirituel et agricole intervient plus tard, le 21 juin, à l’occasion du Nouvel An Aymara.
À cette date, le solstice d’hiver dans l’hémisphère sud marque un moment sacré dédié à la Pachamama, la Terre-Mère. À l’aube, les communautés se rassemblent face au soleil levant, lèvent les bras et adressent une prière collective. Par ce rituel, elles invoquent la clémence des éléments naturels afin d’assurer des récoltes abondantes et de protéger leurs moyens de subsistance pour l’année à venir.
À Madagascar, le Nouvel An reflète profondément les valeurs de respect et de gratitude envers les anciens. Chaque famille commence par rendre visite aux parents et aux aînés, ceux qui nous ont donné la vie, un geste à la fois sacré et rempli d’amour.
Lors de ces visites, on présente des offrandes, autrefois appelées Vodiakoho. Avec le temps, cette tradition a évolué en Solom-bodiakoho, que chacun peut offrir sous forme d’argent, de cadeaux ou de souvenirs, selon ses moyens. En retour, les parents transmettent le Solom-pehinakoho à la génération suivante, symbole de bénédictions et d’affection.
Ainsi, ces échanges renforcent les liens familiaux et préservent cet amour mutuel, véritable pilier des valeurs malgaches.
En Indonésie, dans le village de Nginamanu, où se déroule le projet Cœur de Forêt Indonésie, la nouvelle année célèbre un rituel unique : le Makan Sayur Baru, littéralement « manger les nouveaux légumes ». Cette tradition invite les habitants à consommer les légumes plantés l’année précédente, un acte symbolique pour exprimer leur gratitude envers la terre et ses bienfaits.
Lors de ce repas, les villageois réalisent un rituel de remerciement pour les récoltes passées. Chaque famille apporte des légumes et des plats préparés avec soin, et tous partagent le repas en communauté. Ainsi, ce moment festif rend hommage à la fertilité de la terre tout en renforçant le lien avec les ancêtres, qui, selon les croyances locales, veillent sur les récoltes et la prospérité du village.
Ces traditions nous rappellent une chose essentielle : partout dans le monde, l’avenir se construit en respectant la terre et ceux qui la font vivre.
En soutenant Cœur de Forêt, vous contribuez concrètement à la protection des forêts, à la restauration des écosystèmes et à l’accompagnement des communautés locales en Bolivie, à Madagascar et en Indonésie.