L’insécurité alimentaire persiste à Madagascar, alors que d’autres pays ont déjà surmonté de grandes famines. Madagascar affronte une famine continue, ce qui compromet la stabilité du pays. Dans ce contexte, la souveraineté alimentaire prend une importance particulière, car elle permet à chaque nation de définir sa propre politique agricole et alimentaire afin de répondre durablement et équitablement aux besoins nutritionnels de sa population.
Depuis 2016, nous accompagnons plusieurs groupements de producteurs vers l’autonomisation financière en développant l’agroforesterie sur leurs parcelles. Celles-ci regroupent 90 % de cultures de rente, comme le géranium et la citronnelle, ainsi que quelques arbres. Même si les producteurs disposent de leurs propres terrains, ils consacrent 80 % de leur temps aux parcelles agroforestières, au lieu des 20 % initialement prévus.
Cette situation soulève une question cruciale : les revenus tirés des cultures de rente compensent-ils réellement le manque de production vivrière ? Les huiles essentielles ne se mangent pas, et pour assurer la souveraineté alimentaire, les producteurs doivent pouvoir se nourrir correctement. Si, un jour, une maladie ravage les plantations de géranium ou si le prix du géranium s’effondre, comment pourront-ils subvenir à leurs besoins alimentaires s’ils ne cultivent pas de denrées de base ?
Dans le contexte international actuel, nous avons révisé avec les producteurs le design des parcelles afin de renforcer la sécurité alimentaire et la résilience face aux changements climatiques. Sur 2,5 hectares, nous prévoyons d’implanter 1,5 hectare de géranium, 0,5 hectare de citronnelle et 0,5 hectare de cultures vivrières, le tout intégré dans un système agroforestier comportant des haies bocagères sur l’ensemble du terrain.
Ainsi, les Organisations de Producteurs (OP) cultivent du maïs et du soja pour leur autoconsommation, ce qui renforce la sécurité alimentaire de leurs membres. La coopérative peut vendre une partie de cette production, mais, quelle que soit l’option retenue, elle intègre systématiquement cette production dans le plan d’aménagement des parcelles des OP.
Depuis 2016, nous accompagnons plusieurs groupements de producteurs vers l’autonomisation financière en développant l’agroforesterie au sein de leurs parcelles. Ces parcelles sont composées à 90% de cultures de rente telles que le géranium et la citronnelle, ainsi que quelques arbres. Bien que les producteurs possèdent également leurs propres parcelles, ils consacrent désormais 80% de leur temps aux parcelles agroforestières au lieu de 20%.
Notre site vitrine à Ibity illustre notre réussite. Il met en valeur la richesse et la diversité de l’agroforesterie, tout en soulignant ses avantages pour la sécurité alimentaire et la rentabilité.
Cette vitrine joue un rôle crucial pour convaincre d’autres exploitations agricoles de la région que ces pratiques sont réalisables. Nous inscrivons ainsi notre action dans le contexte socio-économique du pays et affirmons notre rôle d’acteur local engagé.
Nous poursuivons notre engagement pour la sécurité alimentaire à Madagascar. Grâce à notre approche centrée sur l’agroforesterie, la diversification des cultures et la coopération avec les producteurs, nous renforçons la résilience des communautés face aux défis économiques et environnementaux. Ensemble, nous bâtissons un avenir alimentaire plus sûr et durable pour tous.
Nous encourageons chacun à se joindre à nous et à soutenir notre projet en parrainant un arbre. Ensemble, nous pouvons faire la différence et œuvrer pour un avenir où l’homme et la forêt coexistent en harmonie.