L’insécurité alimentaire à Madagascar : allier forêt et cultures vivrières pour y répondre

À Madagascar, l’urgence alimentaire est une réalité. Alors que près de 70 % du territoire est classé comme terres agricoles, on pourrait croire que l’île dispose des ressources suffisantes pour nourrir sa population. Pourtant, à peine 5,2 % de ces terres sont véritablement cultivées, car l’autre partie est utilisée en pâturage. Résultat : près de 40 % des Malgaches vivent aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire.
Sur les Hauts Plateaux de Madagascar, cette réalité prend la forme d’un paradoxe : des terres rouges, souvent perçues comme stériles, abandonnées ou réduites à des cultures de subsistance, alors même qu’elles recèlent un potentiel de production encore inexploité.
Pour renverser cette tendance que nous avons implanté à Ibity, au cœur de la région Vakinankaratra, un site vitrine agroécologie appliqué à la culture vivrière qui permet d’un côté de conserver le sol à travers les techniques de rotation culturale, de paillage et de la couverture vivante du sol. Le sol peut être cultivé toute l’année sans être épuisé.
Site d’Andepombe : d’un terrain nu à un écosystème riche

Né de terres initialement nues et dégradées, le site d’Andepombe est aujourd’hui devenu un véritable pôle d’expérimentation et de démonstration agroécologique dans la région du Vakinankaratra. C’est grâce au travail de Cœur de Forêt Madagascar et de nos partenaires que plus de 80 essences différentes y cohabitent désormais, mêlant plantes forestières, espèces agroforestières, plantes médicinales et cultures vivrières.
Bienvenue à Camille Moreau, nouveau chef de projet Cœur de Forêt France Sud-Ouest

Il fallait quelqu’un de solide pour reprendre les rênes. Et nous avons trouvé la perle rare : Camille Moreau. Enthousiaste, engagé et prêt à poursuivre cette belle aventure, Camille nous rejoint pour écrire les prochaines pages de l’histoire du projet, découvrez son profil.
Rendre les populations actrices du reboisement à Madagascar

Surnommée « l’île rouge », Madagascar est un pays dont les sols nus s’érodent et s’épuisent. Leur couleur rouge, caractéristique, a ainsi influencé jusqu’au nom donné au pays tout entier.
Depuis 2 ans, nos équipes suivent l’évolution de la pluviométrie locale grâce à des pluviomètres artisanaux installés à Ibity. Sur les mois de novembre et décembre 2023, 356 mm de pluie avaient été enregistrés. Sur la même période en 2024, seulement 217 mm ont été enregistrés. Le manque de pluie et la sécheresse occasionnée se font ressentir à Ibity et plus largement à l’échelle du Nord de Madagascar.
Il y a urgence à restaurer un couvert forestier qui permettra de maintenir une humidité et une ambiance forestière. C’est dans ce contexte que nous menons des campagnes de reboisement pour impliquer les populations malgaches dans la restauration de leur environnement.
Découvrez dans cet article le témoignage d’un pépiniériste que nous avons formé à Madagascar, ainsi que le bilan de nos 15 ans d’actions sur l’île.
Bienvenue à Yves Dugauquier, notre nouveau technicien forestier chez Cœur de Forêt !

Frantz Veillé prend de la hauteur : il chapeaute désormais l’ensemble de notre équipe terrain. Un beau tournant pour celui qui a sillonné les forêts du Lot, jumelles en bandoulière et carnet en main. Mais les propriétaires forestiers ne pouvaient pas rester sans repère… Il nous fallait quelqu’un de confiance pour reprendre le flambeau.
Et c’est dans le nord de la France que nous avons trouvé Yves Dugauquier. Lui aussi sait reconnaître le chant des oiseaux – et il ne tardera pas à en découvrir de nouveaux, propres à nos bois du sud. Yves rejoint l’aventure avec l’envie d’accompagner les propriétaires vers la bonne gestion de leur forêt. Découvrez son parcours.
Préserver les forêts à Madagascar : 4 axes d’action de Cœur de Forêt sur l’île rouge

Chez Cœur de Forêt, nous luttons pour sauver un trésor mondial : les forêts malgaches. Madagascar a vu 44% de ses forêts disparaître en 70 ans, une perte qui menace non seulement l’habitat unique des espèces endémiques de l’île, mais aussi la survie de ses habitants.Le constat est alarmant : la déforestation galopante, exacerbée par la surexploitation des ressources en bois et leur gestion non durable, conduit à une érosion de la biodiversité et à une fragilisation des écosystèmes. La capacité même de régénération naturelle des forêts est menacée. Alors que 90% des espèces animales et végétales de l’île n’existent nulle part ailleurs sur la planète. Il y a urgence à agir.
De la forêt à la scierie : un exemple de gestion durable dans une hêtraie gérée par Cœur de Forêt

Dans les profondeurs feuillues de la hêtraie des Montolio, une filière bois locale et durable se construit, alliant tradition forestière, innovation sylvicole et économie de territoire. Porté par notre association Cœur de Forêt et plusieurs acteurs de terrain – un conseillé forestier, un technicien forestier, un bûcheron, un exploitant et une scierie locale – ce projet illustre comment gérer une forêt en sylviculture à couvert continu.
3 faits sur la mésange bleue, sentinelle de la bonne santé de nos forêts feuillues

La mésange bleue, oiseau familier et emblématique de nos jardins et forêts. Quel rôle ce petit être aux multiples couleurs nous cache-t-il ?
Guide pédagogique sur les bases de la forêt : La cartographie – Un outil de vulgarisation pour mieux connaître votre forêt

Parce qu’une carte ne sert pas seulement à se repérer. Elle permet de voir autrement. Grâce à la cartographie, on peut remonter le temps, comparer les paysages d’hier et d’aujourd’hui, comprendre comment les forêts ont évolué… ou non. On peut aussi découvrir ce qui se cache sous nos pieds, mesurer une parcelle forestière avec précision ou connaître la nature des sols pour adapter ses pratiques. Bref, la cartographie est un formidable outil au croisement de l’art, de la science et de la connaissance du territoire.
Observer les oiseaux pour mieux gérer la forêt

Étudier les oiseaux, ce n’est pas une lubie de naturalistes : c’est un outil concret de diagnostic écologique, un levier de sensibilisation et un pilier pour une gestion forestière durable.