Préserver les forêts à Madagascar : 4 axes d’action de Cœur de Forêt sur l’île rouge

Chez Cœur de Forêt, nous luttons pour sauver un trésor mondial : les forêts malgaches. Madagascar a vu 44% de ses forêts disparaître en 70 ans, une perte qui menace non seulement l’habitat unique des espèces endémiques de l’île, mais aussi la survie de ses habitants.Le constat est alarmant : la déforestation galopante, exacerbée par la surexploitation des ressources en bois et leur gestion non durable, conduit à une érosion de la biodiversité et à une fragilisation des écosystèmes. La capacité même de régénération naturelle des forêts est menacée. Alors que 90% des espèces animales et végétales de l’île n’existent nulle part ailleurs sur la planète. Il y a urgence à agir.
De la forêt à la scierie : un exemple de gestion durable dans une hêtraie gérée par Cœur de Forêt

Dans les profondeurs feuillues de la hêtraie des Montolio, une filière bois locale et durable se construit, alliant tradition forestière, innovation sylvicole et économie de territoire. Porté par notre association Cœur de Forêt et plusieurs acteurs de terrain – un conseillé forestier, un technicien forestier, un bûcheron, un exploitant et une scierie locale – ce projet illustre comment gérer une forêt en sylviculture à couvert continu.
3 faits sur la mésange bleue, sentinelle de la bonne santé de nos forêts feuillues

La mésange bleue, oiseau familier et emblématique de nos jardins et forêts. Quel rôle ce petit être aux multiples couleurs nous cache-t-il ?
Guide pédagogique sur les bases de la forêt : La cartographie – Un outil de vulgarisation pour mieux connaître votre forêt

Parce qu’une carte ne sert pas seulement à se repérer. Elle permet de voir autrement. Grâce à la cartographie, on peut remonter le temps, comparer les paysages d’hier et d’aujourd’hui, comprendre comment les forêts ont évolué… ou non. On peut aussi découvrir ce qui se cache sous nos pieds, mesurer une parcelle forestière avec précision ou connaître la nature des sols pour adapter ses pratiques. Bref, la cartographie est un formidable outil au croisement de l’art, de la science et de la connaissance du territoire.
Observer les oiseaux pour mieux gérer la forêt

Étudier les oiseaux, ce n’est pas une lubie de naturalistes : c’est un outil concret de diagnostic écologique, un levier de sensibilisation et un pilier pour une gestion forestière durable.
Pourquoi trouve-t-on du crachat sur les plantes ? Le cas de la cicadelle écumeuse.

Si vous vous êtes déjà promené au printemps dans une prairie un peu humide, vous avez peut-être remarqué de curieuses bulles de bave accrochées aux tiges de certaines plantes. Ces petits amas mousseux, souvent appelés crachat de coucou, intriguent petits et grands. Mais derrière ce phénomène se cache une petite créature bien organisée… et une plante indicatrice aux jolies fleurs roses : le Lychnis fleur de coucou (Silene flos-cuculi)
Et après, les arbres poussent. Parcelle forestière de la famille Delmares accompagnée par Cœur de Forêt

Il y a quelques années, sur une terre agricole en apparence ordinaire, la famille Delmares a pris la décision de planter des arbres. C’était en 2017 que commence ce projet. Aujourd’hui, les arbres dépassent les hommes qui les ont mis en terre. Une canopée en devenir, qui témoigne de la patience de la nature.
Le classeur propriétaire, la forêt à travers les générations

Chez Cœur de Forêt, nous savons que chaque forêt est unique, tout leur propriétaire. C’est pourquoi nous avons créé un outil de transmission essentiel : le classeur propriétaire. Il représente la mémoire de la parcelle. Il rassemble toutes les données techniques, écologiques et patrimoniales nécessaires à une gestion forestière éclairée.
Un lexique pour parler la même langue
Chaque propriétaire à un niveau de connaissance différent. Alors, il est parfois difficile de se retrouver dans le vocabulaire forestier. Le classeur commence par un lexique illustré permettant à chacun de mieux comprendre les mots et concepts rencontrés dans la gestion de sa forêt : types de peuplement, structure verticale, sol, essences, régénération naturelle, etc.
L’Euphorbe, une plante printanière au savoir-oublié ?

« Euphorbe réveil-matin », rien que le nom, nous fait penser à un médicament miracle sorti tout droit d’une réclame des années 50. Vous voyez le tableau ? Une voix aiguë, un peu trop enthousiaste pour être crédible, qui s’écrie à la télé : « L’euphorbe réveil-matin ? Mais oui madame, de quoi réveiller les plantes les plus fatiguées ! Un cachet et vous voilà requinqué pour la journée ! » Le tout dans un décor un peu sépia, avec des tons bruns délavés, et un zoom final sur une plante verte aux pouvoirs insoupçonnés.
La surface terrière, le mystérieux outil des forestiers pour comprendre vos bois…

Chez Cœur de Forêt, lorsqu’on réalise un diagnostic forestier, la mesure de la surface terrière intervient après l’analyse des sols. Mais à quoi sert cette donnée, concrètement ?
La surface terrière permet d’évaluer si l’ambiance forestière d’une parcelle est trop dense, autrement dit, s’ils sont trop proches les uns des autres, ou au contraire, s’il y a suffisamment d’espace pour que la lumière atteigne le sol et favorise la régénération naturelle. Pour les forestiers qui souhaitent produire du bois tout en conservant un écosystème fonctionnel, c’est une donnée essentielle pour doser une intervention en forêt par exemple.
Chaque forêt est unique. Par exemple, une jeune forêt naturelle n’aura pas la même structure qu’une plantation monospécifique, comme celle que nous observons, dans la forêt d’un propriétaire que nous accompagnons : une forêt de hêtres plantée il y a plusieurs décennies, où tous les arbres ont à peu près le même âge. Le problème, c’est qu’un jour ces arbres mourront au même moment. Alors sans jeunes plants… la forêt aura du mal à se régénérer. C’est là que rentre en jeu la surface terrière.