Derrière chaque coupe d’arbres, il y a un propriétaire forestier qui a dit « oui ». Et chez Cœur de Forêt, c’est sur ce « oui » que nous souhaitons agir : questionner, sensibiliser, proposer des alternatives. Il n’existe pas de solution unique. Observer, s’adapter et faire confiance à la Nature sont des clés essentielles.
Au mois de mars, Charlotte Meyrueis, directrice de notre association, s’est rendue sur notre projet France pour suivre les dernières activités réalisées sur le terrain. Lors de sa visite, elle a été confrontée à deux coupes intensives, à quelques mètres d’écart.
Sur ce premier visuel, une coupe de taillis de châtaigniers. Ici, cette coupe est plutôt née d’une habitude, un réflexe. Généralement, les taillis de châtaigniers sont récoltés en une seule fois tous les 30 à 50 ans. Tout simplement, car cette coupe unique est plus simple à mettre en œuvre, et permet une grosse entrée d’argent en une fois.
Sur cette deuxième photographie, une coupe de douglas dépérissant. Ici, les arbres ont été fragilisés par la sécheresse et l’intensification du changement climatique. Devant tous ces arbres mourants, le propriétaire a choisi de réaliser une coupe intégrale de son bosquet.
Cependant, ces coupes intensives sont violentes pour la forêt.
La position de propriétaire forestier n’est pas simple. En tant que propriétaire, on doit faire des choix. En traçant le futur de son bois, c’est l’avenir d’une part de la biodiversité forestière française qui est mise en jeu. Cette responsabilité environnementale demande d’avoir des connaissances, de savoir se projeter sur le long terme, mais également d’être entourés d’entrepreneurs et de conseillers qui portent une vision d’une gestion sylvicole plus douce.
✅ Création de chemins : pour accéder dans la forêt, diriger des coupes plus minutieuses et permettre de sortir le bois par ces accès, sans perturber les sols de l’ensemble de la parcelle.
Notre soutien financier peut couvrir jusqu’à 50 % du coût des travaux. Et dans certaines situations, notre appui ne se cantonne qu’à aider à coordonner les acteurs forestiers pour qu’ils trouvent un modèle viable et rentable sans devoir passer par des coupes intensives.
Une filière locale ne peut se développer sans intégrer les scieries, ces « espèces parapluie » comme l’appelle Anthony Cheval (Coordinateur du projet) sont essentielles à l’écosystème forestier. Trop gourmandes, elles peuvent être destructrices. Mais bien intégrées, elles deviennent de précieuses alliées pour une exploitation respectueuse des forêts. C’est pourquoi nous travaillons avec plusieurs scieries mobiles et fixes pour qu’elles puissent s’adapter à la ressource locale et favoriser la régénération et résilience des forêts.
Notre vision et nos actions vous ont convaincu·e et vous avez envie de nous soutenir. Et si vous parrainiez un arbre sur notre projet France ? Faites un don et recevez en contrepartie un certificat de parrainage d’un arbre préservé en France. Un geste solidaire à garder ou à offrir à un proche.