top of page
  • fauvernierelisa

Le podcast Monéthique invite Charlotte Meyrueis, directrice de Cœur de Forêt

Vous pouvez directement écouter ce podcast sur différentes plateformes de streaming :




Monéthique qu’est-ce que c’est ?


Un podcast présenté par Joseph Choueifaty et Aurore Pinon-Jacques qui interviewent des acteurs de la transition écologique : auteurs, scientifiques, fondateurs et experts sur des thématiques variées, de la biodiversité à la finance responsable. Et cette semaine, Charlotte Meryueis, notre directrice, a été invitée pour y présenter son engagement au sein de Cœur de Forêt et partager notre vision en tant qu’acteurs de la préservation des forêts. Pendant une trentaine de minutes riche en échanges, nous avons pu aborder de nombreuses thématiques :

Les incendies en France, un véritable électrochoc


Cet été les citoyens français ont vu de leurs propres yeux les forêts s’embraser. Cet évènement tragique sur leur territoire a ainsi été vécu avec moins de distance que les méga-feux en Amazonie et en Australie. On constate une prise de conscience très positive qui permet d’espérer la naissance de nouvelles mesures en faveur des forêts françaises. Cet intérêt national pour les forêts françaises nous a permis de mobiliser de nombreuses personnes autour de notre projet en France.

Cependant, il ne faut pas se focaliser uniquement sur la France et oublier les forêts internationales qui ont-elles aussi besoin de soutien.


Pour préserver les forêts en France, mettre en place une gestion durable

Selon nous, une forêt en bonne santé c’est une forêt qui va perdurer dans le temps et être à même de procurer les services dont la nature et l’humain ont besoin. D’un point de vue plus scientifique, c’est le fait de conserver un couvert forestier permanent.

Si les forêts sont bel et bien l’une des clés pour ralentir le changement climatique, ce n’est qu’un des piliers de leur écosystème. Il est important de savoir que les forêts constituent un abris crucial pour la biodiversité et fournissent des biens et services dont les humains dépendent (bois, denrées alimentaires...).

Mais c’est également une forêt qui a besoin d’évoluer sur le temps long, et impliquer une multitude de générations humaines. Sur notre projet en France par exemple, nous portons cette vision de gestion durable en impliquant les propriétaires forestiers afin qu'ils prennent en main leur parcelle et se réapproprient la gestion de leur parcelle.

Notre intervention à l’international : Exemple de Madagascar Antsirabe, notre projet historique


Sur cette île extraordinaire qu'est Madagascar, 80% de la biodiversité est endémique et unique au monde, pourtant elle est menacée par une déforestation galopante. Sur le terrain, notre intervention va consister à préserver cette biodiversité dont la survie est menacée par le niveau de pauvreté des populations. Notre objectif est de préserver l’environnement en apportant un meilleur cadre de vie à ces populations. Pour cela, nous accompagnons les producteurs vers des modèles agroécologiques : sur une même parcelle nous associons des essences qui vont mutuellement s'entraider et répondre à des besoins différents des populations.

Grâce à ce mécanisme, les producteurs malgaches peuvent produire sur une parcelle réduite sans avoir à aller déforester les forêts alentours pour élargir leur surface agricole. Ce modèle économique nous permet d’agir sur le développement humain et de fournir aux populations suffisamment de connaissances et de moyens pour qu’ils deviennent eux-mêmes acteurs de la préservation forestière et de la protection de leur environnement.

Quels sont les causes de la déforestation et comment y faire face ?

Chez Cœur de Forêt nous agissons sur la déforestation engendrée par l’agriculture familiale qui représente 33% de la déforestation dans le monde. Mais en tant que consommateurs, nous participons aussi indirectement à la déforestation. L’agriculture industrielle représente 40% de la déforestation mondiale, si elle peut paraitre lointaine elle permet de fournir des denrées à un grand nombre de pays dont nous faisons partie (soja, huile de palme, huile de coco...). Chaque citoyen doit pouvoir choisir d’acheter des produits qui ne résultent pas de la déforestation de forêts tropicales. Nous avons donc appris avec enthousiasme le vote de loi contre la déforestation importée et espérons qu’elle permettre d’obtenir une transparence sur les produits importés en France.

Sur nos projets en 2021, 500 000 arbres ont été plantés. Le reboisement permet en effet de restaurer les sols et la biodiversité sur ces zones déforestées. Mais le plus gros enjeu, est d’assurer que ces arbres resteront debout dans le temps et ne seront pas brûlés à nouveau. Pour cela, nous faisons un énorme travail de sensibilisation auprès des populations pour qu’elles s’engagent dans la préservation des forêts.

Quels sont les objectifs de l’association dans les années à venir ?

Pour les années à venir, nous recherchons à maximiser notre impact. Cela passe par un plus grand nombre de personnes touchées par notre action mais également par de plus grandes surfaces à préserver. Nos principaux enjeux seront de poursuivre nos actions avec la même efficacité en trouvant de nouvelles solutions techniques adaptées à chaque contexte afin de faire perdurer notre travail dans le temps.

A terme, notre objectif absolu serait de réussir à partager relayer notre flambeau en faisant en sorte que les familles que nous appuyons deviennent elles aussi des leaders de la préservation des forêts. Notamment en mobilisant de plus en plus de donateurs sur ce sujet de la préservation des forêts et d’engager le maximum de personnes sur une vision plus philanthropique et holistique de la préservation des forêts. Et surtout, rappeler l’urgence d’agir et que chacun, à son échelle a le pouvoir de faire avancer les choses !

Et pour finir, Charlotte nous raconte d'où elle tient son engagement pour le Vivant :

"C’est cette émotion, cet émerveillement qui crée un attachement à la nature. Car finalement on n'est rien par rapport à toute cette beauté et cette complexité du Vivant. C’est quelque chose qui m’anime au quotidien, on a un vivant qui est exceptionnel et on n'en perçoit pas grand-chose par rapport à toutes ses interactions. C’est quelque chose que je nourris en moi, de me dire que l’on doit préserver tout ça. Je me suis rapidement engagée vers de l’horticulture, de la préservation des forêts parce que j’ai ça en moi et j’essaye de faire ma petite part au quotidien

bottom of page