• Alice Gontier

[Rapport] Bilan 1er semestre 2019 Jardin de la Botte Verte

L’urbanisme engagé depuis la fin de la seconde guerre mondiale a conduit à l’impasse environnementale actuelle. Ce phénomène a aussi anéanti l’exceptionnel patrimoine agricole francilien de la fin du XIXe,  mené par des cultivateurs spécialistes inventant d’autres solutions pour  nourrir Paris tout en préservant la faune et la flore. Bousculés par la crise environnementale et préoccupés par leur alimentation et leur santé, les habitants des milieux urbains considèrent à nouveau l’agriculture. Mais la vision idéale qu’ils en ont gardée est difficile à projeter face à l’organisation  et les pratiques de la ville contemporaine. C’est ainsi qu’une nouvelle  forme d’agriculture " hybride " voit le jour : l’agriculture urbaine trouve un  terrain d’entente entre nature et culture, entre campagne et ville.

Jusqu’à présent, la ville de Noisy-le-Grand offrait peu de disponibilités  de foncier pour que les citoyens puissent cultiver une parcelle. De façon assez pertinente, le secteur privé peut participer à cette dynamique. Cœur de Forêt collabore ainsi avec l’entreprise Voith, basée dans la  zone artisanale du Champy-Richardets, qui lui fait bénéficier de la mise  à disposition gracieuse de 2 000 m² de terrain. L’association s’est portée  garante comme porteuse officielle du projet, permettant ainsi la création  d’un collectif de bénévoles autour de ce projet intitulé : Jardin de la Botte Verte en référence au quartier noiséen de la " Butte Verte ".

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PRÉPARATION & SEMIS

Après une période de « dormance » hivernale, le groupe de bénévoles a programmé des réunions organisationnelles dès le mois de février pour convenir d’un plan de culture pour la saison d’été. Notre boite à graines collective renfermait des sachets de semences de féveroles et de pois protéagineux (ou fourrager), considérés comme des « engrais verts » utiles à la préparation du sol avant l’implantation des cultures productives. Ces plantes assimilent l’azote de l’air et le restitue dans le sol, au niveau de leurs racines via des petits « nodules ». Leurs systèmes radiculaires sont assez puissants pour ameublir et aérer le sol. La plantation des graines en pleine terre a eu lieu fin février.

La période hivernale est également le moment propice à la plantation de bulbes à vocation ornementale. Des narcisses et des jonquilles ont été disposés sur les buttes côté parking pour une floraison prévue au printemps.

Le mois de mars sonne le début de la période des semis. Nous les avons effectués en intérieur, au sein des locaux de l’association, exposés sous un velux. Des solanacées (tomates, aubergines, poivrons) et des cucurbitacées (concombres, courges, melons) ont été semés en godets. Les variétés choisies sont biologiques et issus du catalogue de la ferme de Sainte Marthe, qui milite pour la sauvegarde des semences reproductibles et paysannes. Le taux de germination a été satisfaisant, mais étant donné les conditions peu favorables du lieu, les semis ont « filés » par manque de lumière. Une serre à semis fait partie des installations impératives à prévoir au jardin pour que nos plants soit vigoureux et se développent dans des conditions optimales avant la transplantation. Quelques semis directs ont été testés dans les carrés potagers : radis et salades, en cycle de culture court.

AMÉNAGEMENT & PLANTATION

Au niveau de l’aménagement, le creusement  de la deuxième mare a débuté dès le mois  de mars, structurée en paliers pour permettre  l’installation progressive de la végétation  « hygrophyle » après le remplissage. Une  troisième plate-bande de culture a vu le  jour et a été recouverte par une couche de  carton/paille pour optimiser la préparation du  sol.

Au mois d’avril, la nature « débourre »,  c’est-à-dire qu’elle est en plein éveil et que  les bourgeons apparaissent. Cet événement  marque la fin de la période de dormance.  C’est aussi le moment où l’enherbement est  particulièrement envahissant. Les activités  de tonte et de défrichage sont devenues  essentielles pour éviter les débordements.  En parallèle, les premiers radis et salades  ont été récoltés et remplacés pour assurer  une rotation des cultures. Début mai,  nous avons planté des pommes de terre,  généreusement données par la Ferme de la Brie, producteur de la Ruche Cœur de foret.

Elles ont pris place sur la butte prévue  à cet effet et préparée en amont grâce à la  terre décaissée du terrain. Parallèlement,  la plate-bande récemment installée a été  aménagée pour accueillir les plants d’été :  tournesols, tomates, œillets d’Inde, poivrons  et aubergines. Courgettes et concombres,  quant à eux, ont investi la plate-bande n°2 et  ont bénéficié d’un espace élargi pour leurs  dimensions plus importante à maturité.  

Une fois le nivellement de la mare achevé,  le comité d’entreprise de Voith a pris en charge le financement du matériel nécessaire  à l’étanchéité. La pose du géotextile et  de la bâche spéciale bassin ont précédé  l’ultime étape de remplissage et le travail  des bordures. Les milieux humides sont  extrêmement riches et complexes du point  de vue biologique. Aménager une mare c’est  offrir de nombreux services à la biodiversité  du jardin. À ce propos, des canards sauvages  ont fait escale au jardin et ont profité des  mares durant leur période migratoire.

FLORAISON & RÉCOLTE

Durant le mois de juin, le jardin a explosé en  floraison avec notamment de nombreuses  achillées dans la zone arboricole. Les arbres  ont tous survécus à leur premier hiver. Ils  ont bourgeonné au printemps mais n’ont pas  encore donné de fruit. En revanche, le massif  de petits fruits a été productif et nous a offert  de belles récoltes de cassis, groseilles, casseilles et framboises. La butte de la  mare n°1 a été recouverte de tournesols et  de courges de Siam afin d’encourager la  végétalisation.

Au cours de ce 1er semestre 2019, une 3e ruche a été installée au jardin. Ainsi, la  pollinisation est assurée, et les abeilles  participent à la biodiversité que nous avons  pour objectif de restaurer et sauvegarder.  Étant donné les mauvaises conditions météo  de ce printemps, la première récolte de miel  n’a pas eu lieu. Les apiculteurs ont préféré  privilégier le bien-être des abeilles, en pleine  adaptation à leur nouvel environnement

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